JAUNET Benoit
Eleveur et producteur en agriculture biologique

Installé sur la ferme de Punault à Nueil-Les-Aubiers depuis janvier 2009 et en agriculture biologique depuis 2011, j’élève des vaches à viande de race « Charolaise », totalement adaptées au bocage du nord Deux-Sèvres.

La ferme est une exploitation à taille humaine : 120 bêtes, dont 50 vaches allaitantes, sur 71 hectares.

Je pratique ce qu’on appelle la polyculture-élevage. Autrement dit, grâce aux prairies, j’élève des vaches et veaux pour leur viande et je fais des cultures aussi bien pour les animaux (luzerne, triticale, avoine, pois, féveroles) que pour les hommes (blé panifiable, quinoa).

Et l’un ne va pas sans l’autre : si je réussis à faire du quinoa sur mes terres, c’est parce que mes bovins pâturent les champs et les fertilisent naturellement.

La société a délégué l’alimentation aux paysans : il est donc essentiel à mes yeux d’apporter au consommateur une alimentation de qualité, issue d’un système de production respectant l’équilibre animal/végétal.

Mes animaux pâturent le plus possible les prairies et toute l’alimentation est produite sur l’exploitation (luzerne, foin, céréales).

Les vaches sont donc essentiellement engraissées à l’herbe et les veaux élevés sous la mère.

Malgré des terres très séchantes et des aléas climatiques qui vont probablement s’accentuer au fil des ans, la gestion des pâturages (tournants) et l’installation d’un séchoir en grange en 2017 me permettent d’optimiser ma ressource en herbe.

Pendant la période estivale, les génisses partent dans le marais vendéen, une estive collective qui rassemble bovins et chevaux. Elles profitent alors du plein air au moment où mes terres, souvent en manque d’eau, ne produisent pas suffisamment pour tous les animaux.

Le séchoir en grange construit en 2017 me permet de finir de sécher et stocker le surplus d’herbe au printemps pour pouvoir redistribuer du foin de qualité en hiver.

Collines FM a récemment fait un reportage à ce sujet. Pour l’écouter, cliquez sur le lien ci-dessous.

De même, le séchoir en grange est équipé de panneaux photovoltaïques pour renforcer l’autonomie énergétique de la ferme : la production est cinq fois plus élevée que la consommation sur l’exploitation.

Tout en faisant le choix d’investir moins dans le capital, j’ai trouvé une organisation qui sécurise mon système fourrager et rend la ferme à la fois économe et autonome.

 

Le métier d’agriculteur me passionne car il me permet de vivre les valeurs qui m’animent au quotidien :

 

Respect et préservation de l’environnement et de la biodiversité

Dès mon arrivée sur l’exploitation, j’ai fait le choix de passer en Agriculture biologique et de replanter régulièrement des haies, une caractéristique du bocage qu’il faut préserver. En effet, les haies jouent différents rôles :

  • protection des sols de l’érosion
  • amélioration de la qualité de l’eau en limitant le lessivage des sols
  • production durable de bois (chauffage…)
  • protection des animaux et des cultures des intempéries et du vent

La taille des haies de la ferme est valorisée en bois déchiqueté. Celui-ci alimente la chaudière de la maison, sert de litière pour les vaches ou est revendu à des particuliers/paysagistes pour le chauffage et les espaces verts.

Circuit court

Je commercialise près de 25% de ma production en vente directe (vente à la ferme, marché de producteurs, AMAP, Bar Le Diabolo à Nueil-Les-Aubiers…).

En tant que producteur, l’absence d’intermédiaire me permet d’être en lien avec les consommateurs. Et d’avoir directement leurs retours et de bénéficier d’une plus juste rétribution de mon travail.

Quant au consommateur, en choisissant la vente directe, il sait ce qu’il mange, sa provenance et qui il rémunère.

Il soutient ainsi le producteur et profite d’un excellent rapport qualité/prix.

Acquisition collective de foncier

Lorsque les terres de la ferme ont été mises en vente par mon prédécesseur en 2015, je n’ai pas souhaité en faire une acquisition individuelle. Je ne voulais pas “m’accaparer” ces terres, y investir du capital.

La terre est pour moi un bien commun. L’idée de transmettre la ferme de génération en génération, sans spéculer sur le prix est une évidence.

A la place, j’ai préféré créer de l’emploi sur la ferme, avec l’embauche d’un salarié qui intervient au sein d’un groupement d’employeurs (voisins et CUMA).

Je voulais associer des citoyens à mon projet et j’étais soucieux de maintenir une ferme bio sur le long terme. Je me suis donc tourné vers Terre de Liens pour étudier une acquisition collective de foncier.

Terre de Liens a décidé de soutenir mon projet en achetant les 63 hectares de terres agricoles dont je suis aujourd’hui toujours locataire. J’ai converti la ferme en bio à mon arrivée sur la ferme et le bail rural environnemental signé avec Terre de Liens garantit le maintien d’une agriculture bio sur les terres après mon départ.

Implication au sein des réseaux agricoles


L’esprit collectif est important à mes yeux. C’est pourquoi je suis adhérent de plusieurs CUMA pour les investissements matériels et les échanges de services entre agriculteurs.

Je suis également très impliqué dans différents réseaux agricoles (CIVAM, Confédération paysanne, Agrobio…) qui favorisent les échanges et la transmission de savoirs entre professionnels et défendent l’intérêt des paysans qui œuvrent pour une agriculture durable.

La ferme de Punault accueille des stagiaires et reçoit régulièrement des groupes d’étudiants (Les Sicaudières, MFR, ESA d’Angers…) pour leur présenter une autre façon de faire : respectueuse de l’environnement et des animaux tout en étant moderne dans ses pratiques.

Retrouvez toute l’actualité de la ferme et les dates des prochaines ventes sur ma page Facebook « La Ferme de Punault ».

Pour une viande goûteuse, colorée et persillée : la race Charolaise

J’organise des ventes directes de viande de vache et veau bio environ tous les 2 mois, sur quatre lieux différents :

Les clients qui figurent dans ma base de données reçoivent un message environ un mois avant la vente et peuvent ainsi m’envoyer leur commande.

Des conditions de qualité pour une viande de qualité

Toute leur vie, les vaches et les veaux bénéficient d’une alimentation de qualité, produite exclusivement sur l’exploitation. Les veaux tètent leur mère jusqu’à 8 mois, ce qui explique la couleur rosée de leur viande.

Mes animaux vivent dans d’excellentes conditions. Ils pâturent les champs une bonne partie de l’année et ne sont pas stressés : ils n’ont pas peur de moi, je peux les approcher dans les champs.

Je fais le choix d’un engraissement lent à base d’herbe pâturée ou séchée pour assurer une qualité optimale de la viande.

Abattage, maturation et découpe

Les animaux terminent leur vie à l’abattoir de Bressuire ou de Parthenay, puis sont stockés dans les frigos afin de maturer plusieurs jours avant la découpe.

Le choix d’une maturation longue (14 jours) permet d’offrir à la viande une tendreté optimale.

Une équipe de bouchers professionnels (Cirières Viande) se charge ensuite de la découpe, avec un savoir-faire qui assure des morceaux réguliers et des colis équilibrés.

Les morceaux sont ensuite conditionnés sous vide, ce qui permet de conserver la viande au frigo pendant 20 jours à 2°C si vous souhaitez la consommer fraîche.

Composition des colis

Différentes tailles (généralement 8 ou 10 kg pour la vache et 6 ou 8 kg pour le veau) et différents types de colis sont disponibles afin de satisfaire les envies de chacun. Grâce à l’atelier de découpe, toutes les combinaisons sont possibles (par exemple, le bourguignon et/ou pot au feu peut être transformé en steak hachés et/ou saucisses).

Les colis sont composés d’environ 60 % de 1er choix (bifteck, rôti, entrecôte / escalope…) et de 40 % de 2ème choix (bourguignon, pot au feu / blanquette).

Sur chaque sachet, figurent le type de morceau, le poids, l’origine et la date limite de consommation.

Pour les pièces individuelles à griller (de type bifteck), chaque sachet contient généralement 2 morceaux.

Sur demande, votre colis peut inclure un sachet de fondue ou une côte de bœuf ainsi que d’autres morceaux pour les amateurs (par exemple, la langue et les abats).

Regardez la vidéo « Contenu des colis et bonnes pratiques » et vous serez vite conquis !

https://www.mavillemonshopping.fr/fr/nueil-les-aubiers/nueil-les-aubiers/ferme-de-punault